À cause de sa composition actuelle en termes de densité de population nationale, de niveau d’éducation, d’infrastructure et de climat, la voie la plus rapide pour le Sénégal vers la création d’un moteur économique se fera grâce à la production alimentaire. Cependant, elle devra être révolutionnaire. Nous ne pouvons pas simplement essayer de corriger certains éléments et d’appliquer des pansements ici et là dans le système de production agricole. Nous devons changer complètement la façon dont les aliments sont produits et consommés au Sénégal. Nous devons changer de paradigme et développer complètement une nouvelle façon pour les agriculteurs de cultiver et de vendre leurs produits. Nous devons embrasser le nouveau monde exigeant la durabilité et commencer à produire les produits agricoles plus efficacement, moins cher et de meilleure qualité, et surtout plus sains et plus sûrs à manger.

Pour initier une révolution agricole au Sénégal, nous devons passer à la production des produits alimentaires en utilisant les SERRES/MAISONS VERTES.

La possibilité d’investir dans les serres du Sénégal sera mise à la disposition des particuliers et des institutions qui souhaitent bénéficier du développement d’entreprises vertes de nouvelle génération. Ces possibilités proviennent non seulement d’un désir de contribuer à la conservation de l’environnement, mais d’un souci pratique de le faire d’une manière rentable avant tout. C’est là où réside l’importance de promouvoir des investissements robustes et sûrs qui visent à promouvoir les initiatives de développement durable.

Comme les coûts des moyens de production traditionnels continuent à augmenter, ceux qui commencent la transition le plus tôt en bénéficieront le plus. Cette opportunité d’investissement au rez-de-chaussée sera présentée aux personnes avant-gardistes qui ont le désir de construire des entreprises qui font une différence positive localement et dans le monde. Les deux concepts n’ont pas besoin d’être mutuellement exclusifs. Les investisseurs bénéficieront donc énormément de l’adoption d’une perspective à long terme dans le financement de projets d’investissement dans le développement durable. Les dirigeants sénégalais doivent être pleinement convaincus que la durabilité est la clé de l’avenir du pays et de notre monde.

En outre, le système actuel de production alimentaire a encouragé les pratiques agricoles chargées de produits chimiques, ce qui rend plus difficile que jamais pour le consommateur moyen d’acquérir une nutrition de haute qualité à un prix abordable. La solution proposée, à ce problème immédiat, utilise une approche multiforme et audacieuse qui englobe une production maximale, une efficacité idéale, de nouveaux emplois et la création de richesse dans le pays.  Ce plan stratégique est une combinaison gagnante, offrant des options de partage des bénéfices et le développement continu des zones en difficulté et pauvres du Sénégal.

Le nouveau système de production agricole et alimentaire du Sénégal doit être d’aider les agriculteurs à concevoir, construire et exploiter des serres à la fine pointe de la technologie qui produiront les meilleurs aliments biologiques à des prix abordables. Ainsi, le Sénégal sera en mesure d’être un pionnier des nouveaux systèmes de production et de distribution d’aliments biologiques qui bénéficieront l’économie nationale. Pour atteindre cet objectif, nous devons recalibrer notre économie et reconsidérer les types de projets que les investisseurs financeront à long terme.

Pour atteindre ces objectifs, le Sénégal doit se concentrer sur les grandes lignes suivantes :

  • Positionner le Sénégal comme une nation technologiquement avancée en développant des systèmes d’agriculture dans les modèles hydroponiques, aquacoles, et verticaux ;
  • Communiquer la différenciation et la qualité de l’offre sénégalaise par le biais du marketing médiatique, régional et international ;
  • Générer de nouvelles approches commerciales créatives pour améliorer la qualité de vie communautaire ;
  • Créer de nouveaux emplois bien rémunérés et de nouvelles possibilités de formation pour les agriculteurs et les entreprises existants ;
  • Développer une base de clients en gros fidèles pour créer des ventes à l’échelle internationale grâce à une qualité supérieure et des prix abordables.   

Une fois cet étalonnage de l’économie atteint, il est logique de fixer des objectifs précis que le pays atteindra au cours de la prochaine décennie.

L’objectif de la production agricole du Sénégal pour les 10 prochaines années doit être de :

  • Réaliser des revenus combinés de 10 milliards de dollars ;
  • Produire 5 milliards de Kg de produits chaque année ;
  • Maintenir des marges brutes minimales de 80 % sur toutes les ventes d’aliments ;
  • Développer des centres de vente dans plusieurs endroits à travers le monde.

De toute évidence, la quantité de nourriture proposée pour la production ne peut pas être consommée seule au Sénégal. Il doit aller à l’échelle internationale. Le premier endroit idéal pour exporter ses produits devrait être les États-Unis d’Amérique. Les États-Unis sont très accessibles au Sénégal et les routes maritimes pour transporter tous les produits peuvent être activées immédiatement.  Le besoin d’achat des États-Unis est si élevé que tous les produits excédentaires qui ne sont pas consommés localement peuvent y être vendus sans trop de difficultés. Il est ahurissant de réaliser que nos dirigeants passés et actuels n’ont pas poursuivi le développement de l’export significatif vers les États-Unis. Ils sont proche du Sénégal, ils ont une grande économie, un pouvoir d’achat et un marché pour acheter tous les produits agricoles produits au Sénégal, et surtout les agriculteurs peuvent recevoir des prix plus élevés.

OBSTACLES ET SOLUTIONS À L’ACTIVATION D’UNE RÉVOLUTION DE LA PRODUCTION ALIMENTAIRE

Coûts initiaux élevés de démarrage :

La construction de serres à la fine pointe de la technologie permettant une production et une qualité maximales nécessite un investissement substantiel. La plupart des entrepreneurs ne participeront pas à cette entreprise parce qu’ils comprennent que le capital nécessaire est significatif pour être financé par une entité d’investissement moyenne. En outre, la construction et l’entretien de serres dans une ville spécifique nécessitent beaucoup de soutien de la part des dirigeants communautaires locaux ainsi que de la population en général. Par exemple, la ville donnée doit approuver les permis de construire et démontrer sa volonté d’amener ces projets sur son territoire.

Stratégie :

Le Sénégal cherchera à acquérir les capitaux nécessaires auprès d’entités d’investissement internationales réputées pour financer au moins 20 sites majeurs (plus de 100 hectares) à travers le pays. Comme nous l’avons démontré, les fonds sont largement disponibles auprès des investisseurs internationaux qui sont à la recherche de projets de type vert. Ils savent que c’est l’avenir et ils gagneront certainement un retour sur leurs investissements. Le plan de production proposé à cette échelle peut facilement récupérer l’investissement dans les 3 ans et commencer à tourner un profit dès la quatrième année. Une fois les 20 premiers emplacements seront construits, la phase 2 consistera maintenant à intégrer les petits agriculteurs qui cultiveront sur 1 à 5 hectares. Un programme soutenu par le Gouvernement peut être activé avec les banques locales pour financer ces petits projets et les garanties pourraient être les terres et les produits cultivés. 

Coût de production élevé

Comme les serres moyennes fonctionnent en toutes saisons, elles nécessitent un coût d’exploitation élevé, surtout lorsqu’il s’agit d’énergie. La plupart des entrepreneurs concluraient, après des projections financières de base, qu’il serait très difficile de réaliser le seuil de rentabilité.

Stratégie 

Pour faire face à ce coût énergétique élevé attendu, Le Sénégal rassemblera une équipe d’ingénieurs, d’architectes, d’experts en agriculture, de scientifiques de l’énergie pour développer des systèmes de pointe qui peuvent être alimentés hors réseau. En bref, les maisons vertes du Sénégal seront approximativement 85% hors-réseau. Elles seront alimentées par une combinaison d’unités solaires/thermiques, de composte, et à l’avenir éventuellement de vent. Les toits des serres serviront d’attracteurs d’énergie qui seront à leur tour transférés dans une unité de rétention pour alimenter l’éclairage, l’irrigation, la chaleur et les systèmes de refroidissement des serres.

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